Publié par : fengtongyan | 11 mars 2011

Exposé n°2 pertes d’inscription

 

 

P115

Guy-Ernest Debord,

Guid psychogéographique de Paris: “Discour sur les passion de l’amour”, 1957, Courtesy of Greil Marcus, Berkeley

 

P116,118

Ainsi selon Debord, le hasard n’est pas le facteur prédominant de la dérive, car sans la sensibilité psychogéographique active aux lieux, tout se réduit à une série limitée de variantes conditionnées par l’habitude(44). Debord évoque un ouvrage de Chambart de Lauwe sur Paris (1952) qui analyse les facteurs géographiques et économiques déterminant notre expérience de la ville et le quotidien réel vécu par l’individu: “le tracé de tous les parcours effectués en une année par une étudiante du XVIème arrondissement : ces parcours dessinent un triangle de dimension réduite, sans échappées, dont les trois sommets sont l’École des Sciences Politiques, le domicile de la jeune fille et celui de son professeur de piano”(45). Tandis que la négation d’un but et l’obéissance au hasard que suggère l’errance surréaliste est une forme d’écriture automatique du corps dans l’espace, un projection de l’espace mental dans l’espace physique, la théorie de la dérive, dans son caractère essentiellement urbain, repose sur une critique de la société du spectacle.Elle représente la subversion d’un état de fait, en dément l’aspect naturel et légitime, et implique une intervention, une “construction” active de situations et de significations nouvelles. En général toute pratique qui ajoute à la confusion (faire de l’auto-stop sans but un jour de grève des transports en commun) ou illicite ( errer dans les catacombes interdites) est considérée être de la  dérive. Influencé par les réflexions d’Henri Lefebre sur l’envahissement de la vie quotidienne par le spectacle de la consommation, dès 1959 Debord développe une attitude sceptique quant au

 

 

 

“Big Fish”, 2003,film, 125min

 

 

Théâtre d’ombres, 1984.

Vue d’installation

Institute of Contemporary Art,

Nagoya (japon),1990

 

Jean Pierre Raynaud 1000 pots bétonnés

peints pour une serre ancienne, 1986

 

Jean-Pierre Raynaud : 1000 pots bétonnés peints pour une serre ancienne, 1986
Installation ; Béton peint
Achat à l’artiste en 1986
Coll. F.R.A.C. Bretagne

 


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